Élixir végétal de la Grande Chartreuse vertus - Divine Box

Vous connaissez l’élixir végétal de la Grande Chartreuse ? Sûrement ! Installés depuis 1084 au fond d’une vallée alpine, les moines chartreux produisent depuis 1737 ce célèbre élixir, d’après la recette d’un mystérieux manuscrit datant de 1605….

Avec la Chartreuse verte et la Chartreuse jaune, fabriquées selon la même recette originelle, l’élixir végétal de la Grande Chartreuse est aujourd’hui la source principale de revenu du monastère. Chaque année ce sont ainsi plus de 24 tonnes de plantes naturelles et médicinales qui sont acheminées au monastère, pour pouvoir produire la boisson légendaire aux 130 plantes.

Mais saviez-vous que personne ne connaît l’origine ni l’auteur de la recette ? Que celle-ci reste top secrète, même pour certains moines du monastère ? Ou encore que pendant quelques années, de faux élixirs y ont été produits ?

On vous propose un petit tour d’horizon complet de ce produit monastique mythique, en 12 anecdotes-clefs à retenir ! De quoi davantage savourer votre élixir !

J’achète l’élixir végétal de la Grande Chartreuse

 

L'élixir végétal de la Grande Chartreuse est produit depuis 1737 par les moines du monastère de la Grande Chartreuse, près de Grenoble

L’élixir végétal de la Grande Chartreuse est produit depuis 1737 par les moines du monastère de la Grande Chartreuse, près de Grenoble – Divine Box

1/ On ne sait toujours pas d’où vient la recette de l’élixir de la Grande Chartreuse !

C’est jusqu’en 1605 que l’on peut retracer les origines de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse. Au-delà, on ne trouve nulle mention de sa recette. Nous sommes alors à Paris, rue d’Enfer, chez les moines de la Chartreuse de Vauvert. Le Maréchal François Annibal d’Estrées, l’un des bienfaiteur de l’ordre, donne discrètement aux moines un bien étrange manuscrit.

Si la scène peut sembler mystérieuse, cet homme est pourtant bien connu : il est le frère aîné de Gabrielle d’Estrées, l’une des maîtresses du roi Henri IV. Il est aussi l’évêque-comte de Noyon, ce qui ne l’empêche pas d’être «  un homme dissolu et sans scrupule », comme le rapporte Tallemant des Réaux, l’un des écrivains contemporains. Bref, ce n’est pas non plus n’importe qui !

Le mystérieux document contient une recette, celle d’un tonique à base de plantes médicinales : un « élixir de longue vie ». D’où, et de qui le maréchal tient-il ce recueil ? Et pourquoi le donne-t-il aux frères chartreux ? Nul ne le sait. Michel Steinmetz, auteur de Chartreuse, une histoire de liqueur, estime qu’il aurait pu le rapporter de Constantinople, ville dans laquelle il a déjà voyagé. Mystère, quand tu nous tiens !

 

2/ L’élixir végétal de la Grande Chartreuse a failli ne jamais exister !

Bien qu’ils ne connaissent pas l’origine du manuscrit que le Maréchal d’Entrées leur a légué, les chartreux tentent d’en exploiter la recette. Mais celle-ci reste très complexe, et le manuscrit est alors mis de côté. Un siècle plus tard, il est finalement transmis au monastère de la Grande-Chartreuse, près de Grenoble.

C’est alors que le frère Jérôme Maubec, le moine apothicaire, tente d’en élucider les secrets. Grâce à l’aide de quelques frères, qui ajoutent plusieurs phases de macération et de distillation à la recette, il parvient à en fixer la forme définitive (à 71% vol.) en 1737 : « l’élixir végétal de la Grande Chartreuse », comme il le baptise alors, est officiellement né ! Et c’est encore cette recette qui est utilisée de nos jours !

 

C’est en 1737 que frère Jérôme Maubec, l’apothicaire du monastère, parvient à percer tous les secrets du manuscrit de 1605

C’est en 1737 que frère Jérôme Maubec, l’apothicaire du monastère, parvient à percer tous les secrets du manuscrit de 1605 – Crédit Photo : Infotourisme

3/ L’élixir végétal de la Grande Chartreuse livré à dos de mulet !

Dès 1737, les frères commencent à commercialiser leurs flacons d’élixir végétal de la Grande Chartreuse dans la région de Grenoble et Chambéry, où il se crée une petite notoriété. L’élixir est alors vendu dans un étui en bois pour le protéger de la lumière, et distribué par le frère Charles, qui sillonne les foires et marchés à dos de mulet. Amusant, non ?

 

Dès la moitié du XVIIIe siècle, frère Charles sillonne la région des Alpes pour distribuer le précieux élixir végétal de la Grande Chartreuse

Dès la moitié du XVIIIe siècle, frère Charles sillonne la région des Alpes pour distribuer le précieux élixir végétal de la Grande Chartreuse – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

4/ Avant d’être liquoristes, les chartreux étaient bergers et charpentiers !

Que faisaient donc les moines chartreux avant de produire l’élixir végétal de la Grande Chartreuse, désormais mondialement célèbre ?

Dom Benoît, maitre de Chai et actuellement l’un des deux seuls moines en charge de la production de l’élixir, résume très bien la situation : « Nous avons d’abord été bergers, puis nous avons fabriqué des mâts pour les navires grâce aux sapins des forêts, nous avons écrit des manuscrits, nous avons été forgerons… Désormais, nous sommes liquoristes ! » Comme quoi, la vocation monastique mène à tout !

 

Avant de produire des liqueurs, les chartreux gardaient des troupeaux de moutons dans les reliefs alpins

Avant de produire des liqueurs, les chartreux gardaient des troupeaux de moutons dans les reliefs alpins, comme de nombreux moines à l’époque – Crédit photo : Thomas Aquinas College

5/ L’élixir végétal de la Grande Chartreuse a failli disparaître (plusieurs fois, même) !

1. La Révolution : une première fois !

L’élixir végétal de la Grande Chartreuse a failli disparaître une première fois, lorsque la Révolution éclate en 1789 : les moines de la Grande Chartreuse sont alors dispersés. Seul un moine est autorisé à rester dans le monastère.

Les moines créent donc une copie du manuscrit de la recette, par prudence, et lui en confient la garde. Un des moines en fuite conserve alors en permanence sur lui l’original. Le manuscrit (et donc l’élixir) finiront-ils perdus dans la nature ? On croise les doigts…

2. La prison de Bordeaux : une deuxième fois

L’élixir végétal de la Grande Chartreuse n’est pas au bout de ses peines. En effet, le moine qui était en fuite avec la recette finira par être arrêté ! Il se fait emprisonner à Bordeaux, avec le manuscrit.

Il réussit malgré tout à faire extraire le précieux document de sa prison avec l’aide de Dom Basile Nantas, un moine et ami complice de quelques gardes. Ouf, sinon le papier de la recette aurait fini par moisir dans les geôles !

3. Le pharmacien Monsieur Liotard : jamais deux sans trois !

Dom Basile Nantas, après avoir réussi à sortir le manuscrit de prison, tente d’en percer les mystères. Mais n’arrivant pas à exploiter lui-même la recette, il la cède à un pharmacien de Grenoble. Convaincu que l’ordre des Chartreux ne pourra jamais se rétablir en France, il pense pouvoir lui donner un meilleur avenir…

Mais ce pharmacien, un certain Monsieur Liotard, n’arrive pas non plus à l’exploiter. Il finit donc pas la mettre de côté ! La recette finira-t-elle donc par être oubliée dans un tiroir ?

4. Napoléon : même l’État veut la peau du manuscrit !

En 1810, nouvelle frayeur pour l’élixir végétal de la Grande Chartreuse : l’Empereur Napoléon Ier lui-même décide que les « remèdes secrets » doivent être soumis au ministre de l’Intérieur, afin qu’ils soient examinés et exploités par l’État. Monsieur Liotard envoie donc le manuscrit au ministère. La recette et tous ses secrets ont ainsi failli être révélés au grand jour, ou même disparaître pour toujours !

Bien heureusement, l’État retourne bien vite le manuscrit au pharmacien, avec la mention « Refusé » ! Motif : l’élixir végétal de la Grande Chartreuse est un produit déjà connu par la population française, il ne peut donc être considéré comme « secret » ! Ouf !

5. Quand la nature s’y met aussi : une cinquième fois !

Si l’élixir végétal de la Grande Chartreuse est sauvé, il va bien vite être à nouveau en danger. À la mort de Monsieur Liotard, le manuscrit finit par revenir aux moines de la Grande Chartreuse, que les frères ont pu habiter à nouveau à partir de 1816. Ils reprennent alors la production de leurs précieuses liqueurs.

Et le succès est au rendez-vous, car en 1848, un groupe de soldats de passage va beaucoup apprécier l’alcool des Pères Chartreux… Et en parler autour de lui, si bien que les frères voient les commandes se multiplier ! Devenue trop petite, la pharmacie du monastère est abandonnée et la production se déplace à Fourvoirie, un peu plus loin, où les moines possèdent une grange.

Mais le 15 novembre 1935, un glissement de terrain détruit toute la distillerie ! Impossible alors de continuer à produire le précieux breuvage ! Les moines sont alors obligés de déménager à nouveau leur production… à Voiron !

Et aujourd’hui encore, les aventures continuent !

En 2014, les moines doivent à nouveau déménager, pour respecter les règlementations en cas de nouveau séisme ! Ni une ni deux, ils en profitent donc pour se rapprocher du monastère ! Ils s’installent donc au hameau d’Aiguenoire, à seulement 12 kilomètres de chez eux.

C’est aussi un retour aux sources, puisqu’ils avaient acheté cette parcelle… le 30 août 1618 ! Mais ils en avaient été chassés après la Révolution française ! Inauguré le 30 août 2018, soit 400 tout pile après l’achat du terrain, c’est désormais ici que l’élixir végétal de la Grande Chartreuse est produit ! Pour les siècles des siècles ? En tous cas on espère qu’il n’y a désormais plus de risques qu’il disparaisse !

 

Ci-dessus, une photo d’une des salles de distillation de l’<strong>élixir végétal de la Grande Chartreuse</strong> dans l’ancienne distillerie de Fourvoirie

Ci-dessus, une photo d’une des salles de distillation de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse dans l’ancienne distillerie de Fourvoirie – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

6/ La recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse n’a pas changé depuis le début… ou presque !

Plus de 130 ans pour fixer la recette !

Entre 1605 et 1737, la recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse a connu pas mal de variations. La raison ? Les chartreux expérimentent et tentent de mettre au point la recette à partir du manuscrit du Maréchal d’Estrées, tout simplement ! Durant cette période de 132 ans, la recette fluctue donc beaucoup.

Mais depuis 1737, date à laquelle la recette officielle est fixée par Frère Jérôme Maubec, elle n’a connu aucune modification. La recette d’aujourd’hui est donc en tous points fidèle à celle qui a été officiellement fixée en 1737 !

Quelques mini modifications à cause de contraintes extérieures

Depuis 1737, quelques contraintes externes à la recette ont depuis obligé les moines à lui apporter quelques mini ajustements :

  • D’abord, au niveau du choix des plantes, à cause de problèmes climatiques et géopolitiques. Frère Jean-Jacques, l’autre seul frère chartreux à connaître la recette de 1605 (avec dom Benoît, le maître de chai), explique : « Parmi les 130 plantes, un tiers a poussé dans la région, mais d’autres se font de plus en plus rares en France. Nous les retrouvons à l’étranger mais divers problèmes surviennent, comme la situation politique en Iran. Certaines plantes qui étaient autrefois cultivées dans les kolkhozes, se raréfient en Europe de l’est. Une autre plante a même été interdite à la consommation aux Etats-Unis.» Si la recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse n’a donc pas changé, en revanche la provenance de ses ingrédients varie, elle, au au gré des changements climatiques et politiques de l’histoire.
  • Ensuite, au niveau du taux d’alcool, à cause d’une directive européenne. À partir du moment où le degré apparaît sur l’étiquette, l’élixir végétal de la Grande Chartreuse titre à 71% vol. Mais à partir du 1er janvier 2010, une directive européenne contraint les moines à abaisser le degré d’alcool à 69% vol. Ainsi, si la recette a pu légèrement varier pour se conformer à cette réglementation, cela ne retire rien au goût ni aux ingrédients !

 

La recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse est aujourd’hui toujours top secrète, cachée dans le monastère, et connue de deux moines seulement - Crédit Photo : © ZEPPELIN

Avant 2010, l’élixir végétal de la Grande Chartreuse titrait à 71% vol, il a dû être abaissé pour s’adapter aux nouvelles règlementations européennes – Crédit Photo : Everyday Drinking

7/ L’élixir végétal de la Grande Chartreuse : un concentré de plantes médicinales unique au monde !

Au total, 130 plantes médicinales entrent dans la composition de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse. Et comme nous l’avons vu, il en est ainsi depuis la formule de 1605 ! À l’époque, ces 130 plantes regroupent alors quasiment l’intégralité des espèces connues.

Un tiers proviennent directement de la région, autour du monastère. En d’autres termes : au niveau cocktail traditionnel de plantes médicinales, on ne peut pas faire mieux ! Les frères chartreux ont de quoi être fiers, non ?

 

La recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse est aujourd’hui toujours top secrète, cachée dans le monastère, et connue de deux moines seulement - Crédit Photo : © ZEPPELIN

La recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse est aujourd’hui toujours top secrète, cachée dans le monastère, et connue de deux moines seulement – Crédit Photo : © ZEPPELIN

8/ La recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse, une recette top secrète !

La recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse est top secrète, depuis ses débuts (1605). Aujourd’hui, seuls deux frères du monastère, frère Jean-Jacques et dom Benoît, en connaissent le contenu. Le manuscrit de 1605 est enfermé à double tour dans un coffre, caché on ne sait où dans le monastère… Seul le supérieur en a la clef ! Même les 70 salariés qui aident les moines à la production n’en connaissent pas les ingrédients !

Voici néanmoins (et en exclusivité s’il vous plaît) un résumé de tout ce que l’on peut savoir sur la recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse. Ce petit condensé à été réalisé à partir des quelques infos que les moines ont bien voulu disséminer ça et là. Mais on vous prévient, cela ne vous aidera pas à reproduire le précieux élixir chez vous !

Voici donc ce que l’on sait sur l’élixir végétal :

  • L’élixir végétal de la Grande Chartreuse contient 130 plantes et herbes. C’est donc presque l’intégralité des espèces connues à l’époque de sa création ! Un tiers proviennent directement des Alpes.
  • Certains ethnobotanistes ont réussi à avoir accès à la première page de la recette. Sur celle-ci figurent les noms de 13 plantes, parmi les 130 que contient la recette. Voici leur nom :
    • Marjolaine
    • Lavande
    • Thym
    • Sauge
    • Mélisse
    • Armoise
    • Bétoine
    • Camomille Matricaire
    • Chardon bénit
    • Petite centaurée
    • Feuilles de cassis
    • Hysope
    • Mélilot
  • Selon certains ethnobotanistes, on trouverait également les plantes suivantes :
    • Origan
    • Ginkgo Biloba
    • Centella asiatica
    • Feuilles d’olivier
    • Baie de genièvre
    • Graines de fenouil
  • Dans la « salle des plantes », ancienne boulangerie du monastère, les plantes sont séchées, triées, broyées, puis stockées dans des grands coffres numérotés avant d’être pesées et mélangées selon la recette de 1605.
  • Elles sont mélangées dans un alcool de raisin à 90°, du sucre et du miel.
  • Elles sont distillées sans additif ni colorant artificiel : les Chartreux sont les seuls liquoristes du monde à connaître le secret de la coloration verte par les plantes !
  • La recette contient également de l’eau, et des substances végétales dont des graines de sésame.

 

Dom Benoît est l’un des deux seuls frères à connaître la recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse

Dom Benoît est l’un des deux seuls frères à connaître la recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse – Crédit Photo : © ZEPPELIN

9/ Pendant quelques années, un élixir végétal «de la Grande Chartreuse » a été produit au monastère de la Grande Chartreuse… Mais ce n’était pas le vrai !

En 1903, refusant de se soumettre à la loi anticléricale sur les associations et les congrégations religieuses, les Chartreux sont expulsés de France. Ils s’installent alors à Tarragone, en Espagne. En 1921 ils parviennent à revenir en France, à Marseille : ils produisent alors à nouveau leurs liqueurs, mais sous le nom de… « Tarragone » ! Pourquoi ?

Ce n’est pas simplement par exotisme ou en mémoire de leur périple. C’est aussi tout simplement parce que le nom de « Chartreuse » est alors déjà pris (et officiellement !) par des petits malins !

En effet, durant l’absence des moines chartreux, leurs biens français ont été confisqués par le gouvernement. L’État tente alors de remettre en route la distillerie abandonnée, et commercialise donc les fameuses liqueurs des Pères Chartreux, sous le nom officiel de « Chartreuse ». Coup dur pour les moines !

Heureusement pour eux, après plusieurs tentatives, les exploitants envoyés par l’État ne parviennent jamais à imiter la recette… Pas étonnant ! Très vite, l’entreprise court donc au désastre financier. Et dès 1927, la société de production est en faillite. Ses actions sont alors vendues pour un prix dérisoire.

Le petit clin d’oeil sympa ? Ce sont des hommes d’affaires de la région de Voiron qui rachètent les actions de cette société. Et à qui les donnent-ils ? Aux moines chartreux bien sûr ! Dès 1929, les frères peuvent ainsi baptiser à nouveau leurs liqueurs avec leur nom. Ce seront donc bien désormais d’authentiques produits des moines chartreux qui seront réalisés, fidèles à la formule de 1605. Youpi !

 

Ci-dessus, un vieil élixir végétal de la Grande chartreuse produit à l’époque où les moines étaient exilés à Tarragone, en Espagne

Ci-dessus, un vieil élixir végétal de la Grande Chartreuse produit à l’époque où les moines étaient exilés à Tarragone, en Espagne – Crédit Photo : Pinterest @Delachartreuse

10/ Les chartreux pendant la guerre : « pas de flacon ? Alors pas d’élixir ! »

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les moines chartreux ont aussi subi les rationnements des allemands. Conséquence : l’étui en bois de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse est remplacé par un cylindre en carton, beaucoup moins coûteux. On fait avec ce qu’on a !

En outre, pour se procurer un exemplaire de l’élixir, il faut aussi donner en échange un flacon vide aux moines du monastère ! Et oui, il faut bien que la production puisse quand même continuer !

 

11/ Le bouchon en liège et l’élixir ne font pas bon ménage !

Si le bouchon de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse n’est pas en liège, ce n’est pas un hasard. En effet, l’élixir n’évolue pas du tout ou très peu en bouteille, à cause de son titrage alcoolique très élevé.

Jusque dans les années 1940, les frères utilisaient bien des bouchons de liège, mais ceux-ci ne résistaient pas au temps, et étaient rongés de l’intérieur par le caractère corrosif et très alcoolisé de l’élixir. Et alors, gare aux copeaux et résidus dans l’élixir ! Alors, pour préserver la couleur et le goût de l’élixir, le bouchon est aujourd’hui en métal ! Pas bête non ?

 

Afin de préserver ses vertus, les moines conservent l’élixir végétal de la Grande Chartreuse dans un flacon en verre, sans bouchon de liège. L’étui en bois le protège de la lumière du soleil

Afin de préserver ses vertus, les moines conservent l’élixir végétal de la Grande Chartreuse dans un flacon en verre, sans bouchon de liège. L’étui en bois le protège de la lumière du soleil – Crédit Photo : © ZEPPELIN

12/ Une production mondiale compatible avec la vie contemplative !

Qui a dit que les moines étaient vieux-jeu ? Les alambics de la Grande Chartreuse peuvent aujourd’hui être contrôlés par informatique depuis les cellules des moines, l’église, les chapelles, le cloître et même le réfectoire ! Une telle installation a été mise en place afin de respecter leur vie contemplative.

Une cellule avait même été spécialement aménagée dans la distillerie pour frère Jean-Jacques et Dom Benoît ! Mais aujourd’hui, pour limiter au maximum les sollicitations, ces derniers préfèrent ne se rendre qu’une ou deux fois par semaine à la distillerie.

De même, par respect pour leurs vœux de silence, quand Frère Jean-Jacques appelle Père Benoît, ce dernier ne répond pas. Mais il écoute sa boîte vocale. Et vice-versa !

Eh oui, pour éviter que toute cette activité ne prennent le pas sur leur vie retirée du monde, les moines ont plus d’un tour dans leur sac !

 

Pour ne pas nuire à la leur vie contemplative, frère Jean-Jacques et Dom Benoît avaient une réplique de leur cellule installée dans la distillerie, mais pour éviter toute tentation, ils préfèrent aujourd’hui ne s’y rendre qu’une ou deux fois par semaine

Pour ne pas nuire à la leur vie contemplative, frère Jean-Jacques et Dom Benoît avaient une réplique de leur cellule installée dans la distillerie, mais pour éviter toute tentation, ils préfèrent aujourd’hui ne s’y rendre qu’une ou deux fois par semaine – Crédit Photo : © ZEPPELIN

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Où acheter l’élixir végétal de la Grande Chartreuse ? Chez Divine Box, on vous garantit de se fournir en direct auprès des moines de la Grande Chartreuse, et au prix juste ! Alors si vous hésitiez encore où acheter ce best-seller monastique, foncez chez Divine Box ! On vous le livre directement chez vous, à Paris ou ailleurs !

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Alors, on se lance ? 😇

 

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